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Eclairage économe : que la lumière soit !

L’éclairage représente 3 à 10% des kWh consommés à la maison, selon les exigences de chacun et l’agencement des pièces. Compte tenu de la relativement faible contribution des lampes à la facture d’énergie, les gains principaux ne sont pas réalisés sur ce poste, mais plutôt sur le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le frigo, autrement plus gloutons. Cependant, les kilowattheures non dépensés étant les premiers gagnés, la principale économie de l’éclairage provient de la lumière naturelle… élémentaire ! Si possible, utilisez des couleurs claires pour la décoration et placez le plan de travail de la cuisine devant une fenêtre, les idées repas seront lumineuses et les kilowattheures plus naturel… !

Le saviez vous ?

  • Le rendement des lampes fluocompactes est 16 fois supérieur à celui d’une lampe classique et leur longévité atteint 10 000 heures de fonctionnement. Bien que performantes, elles ne se substituent pas toujours utilement aux modèles à incandescence. Il est préférable de leur éviter la pénitence des pièces dont l’éclairage est allumé fréquemment (couloir, toilettes, salle de bain, etc.).
  • La chaleur dégagée par les ampoules à incandescence en hiver contribue au chauffage d’un local, leur remplacement par des fluocompactes est compensé par la chaudière où les convecteurs.
  • Les lampes fluorescentes en fin de vie sont comptées parmi les déchets industriels spéciaux (DIS). Leurs composants sont recyclés (poudre fluorescente, aluminium, verre et mercure). Ne les cassez pas et ne les jetez pas à la poubelle mais portez les au vendeur, il est tenu de les reprendre.
  • L’éclairage économe s’orientera bientôt vers les diodes électroluminescentes (LED). Elles proviennent de l’industrie électronique et on les rencontre partout : voyants lumineux pour l’automobile, électroménager, hi fi, micro informatique, etc. Leur puissance unitaire avoisine quelques watts, voire dixièmes de watt pour une durée de vie est estimée à près de 40 000 heures de fonctionnement !
  • L’étiquette énergie est obligatoire sur l’emballage des lampes : Les LED sont classées A, les fluorescentes A ou B, les halogènes entre C et G et les lampes classiques à incandescence de E à G. Les unités « lumens par Watt » permettent de comparer leur efficacité. Ainsi, une ampoule émet plus de lumière pour une même quantité d’énergie consommée si le chiffre « lm/watt » est plus grand.

Comparaison des coûts de l’éclairage à la maison pour 1000 heures de fonctionnement. On note l’importante consommation des luminaires halogène de forte puissance, certes ils sont mobiles et permettent une grande liberté dans la décoration mais leur multiplication est douloureuse pour le porte monnaie.

L’éclairage, la déco et le confort.

A l’intérieur de la maison, l’éclairage artificiel doit s’adapter à des contraintes très variées : cuisine, séjour, chambres d’enfants, bureau, atelier, etc. en restant agréable et économe. Le confort visuel et la puissance d’éclairage installée dans un local varient selon la nature et la couleur des matériaux de décoration et du mobilier. Ainsi un canapé de couleur foncée absorbe la lumière qu’il reçoit et assombrit la pièce, par contre un mur clair répartit efficacement la lumière, naturelle ou artificielle. Par exemple, une lumière feutrée dans un intérieur agrémenté de couleurs pastel froides ‘bleu, vert, turquoise…) distille une agréable sensation d’espace et suggère la sérénité ou la méditation. Par contre, une lumière vive projetée sur un séjour ou un bureau aux couleurs chaudes soutenues (rouge, jaune, orange, rose…) stimule le dynamisme et la tonicité. Outre l’influence des tons, l’économie d’énergie est également liée au type d’éclairage utilisé pour chaque usage : direct, diffus ou indirect. Par exemple une lampe de bureau émet 90% de sa lumière au-dessous du plan horizontal. L’éclairage général d’ambiance du séjour, fréquemment indirect, répartit sa lumière par la réflexion sur le plafond, impérativement de couleur claire. Le plafonnier, quand à lui, diffusera un lumière plus crue, variable selon le type de luminaire installé.

Consommations électriques des illuminations de fin d’année A condition de garder une mesure raisonnable, les illuminations festives à la maison ne coûteront pas grand chose