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Chauffage économe

Au classement des motivations des français, la notion de coût figure au premier rang des critères de choix d’une énergie de chauffage, loin devant la préservation de la nature. Cependant, les énergies moins chères étant généralement plus propres, les choix économes protègent implicitement le vivant.

Le chauffage de nos habitations vit une profonde mutation. La haute performance imposée par la raréfaction de l’énergie sonne le glas des systèmes centralisés et les professionnels avertis prennent la mesure des évènements. Dans le même temps, les constructeurs affûtent des technologies révolutionnaires, notamment bois granulés et gaz en cogénération domestique. Imaginons simplement des chaudières à condensation fournissant eau chaude sanitaire, chauffage et la quasi-totalité de l’électricité d’un logement collectif ou individuel avec un appétit d’hirondelle.

En 2011, pour plus de 50 millions de français confrontés au coût exorbitant de l’hiver le quotidien est constitué de systèmes électriques, gaz ou fioul, sans autre option. La réduction des consommations de kilowattheures passe par la maîtrise de quelques réglages. À la maison, les multiples boutons mal réglés engendrent des surconsommations préjudiciables aux portes monnaie et, au bout du compte, à la nature. N’oublions pas que chaque degré ajouté au chauffage engloutit 7% de kilowattheures en plus et que, en France comme ailleurs, la production d’électricité est à l’origine de pollutions importantes. Les températures de consigne sont différentes selon les usages des locaux, la gestion du chauffage s’effectue pièce par pièce, portes fermées. Par exemple 17°C convient au sommeil, 19°C aux pièces de vie occupées et 21°C pour la salle de bain à l’heure de la douche.

Comment tourner les bons boutons ? Les thermostats électroniques équipant les chauffages par convecteurs ou radiants avec thermostats d’ambiance ou individuels, sèche serviettes, etc. gèrent les températures au 1/10 de degré près. Ils se révèlent plus fiables et performants que leurs homologues mécaniques installés sur les « grille pain ».

Thermostat d’ambiance

Même si vous n’avez pas le choix du mode de chauffage de votre logement et si d’antiques convecteurs officient laborieusement, vous réduirez la dépense en réglant correctement les thermostats.

Respectez l’ordre chronologique suivant :
- Dépoussiérez soigneusement les grilles inférieures avec un aspirateur.
- Chauffage coupé, placez un thermomètre au centre du volume à chauffer, par exemple sur une table au milieu du salon, et laissez la température descendre à 16°C.
- Cette première étape respectée, remettez tous les appareils en marche à pleine puissance. Lorsque le thermomètre indique 17°C, baissez doucement le thermostat d’un émetteur (ou le thermostat d’ambiance) jusqu’à extinction du voyant lumineux (ou lorsque retentit le « clic ») et notez soigneusement la graduation de la molette, par exemple « 4,3 ». Cet étalonnage précis correspondra à la température de consigne hors occupation des lieux. Il faudra régler tous les convecteurs de la pièce sur ce repère lorsque vous partirez au travail le matin (ou le thermostat d’ambiance).
- La température de consigne des zones de vie occupées (19°C) sera validée par le même procédé. Après le repérage de « 17°C » sur la molette du/des thermostats, mettez à nouveau les appareils à pleine puissance et, dès la lecture de 19°C sur le thermomètre, baissez les thermostats avec précaution jusqu’à extinction précise du voyant (ou clic). Notez ce nouveau réglage et répétez le à l’identique sur tous les convecteurs (ou radiants) de cette pièce. Si ce confort vous convient, ne touchez plus aux molettes, sinon reprenez impérativement la procédure.

Chaudières, veilleuses et vérifications annuelles, mesure des fumées… Souvenez vous que le gaz de nos tuyaux n’a de naturel que le nom et qu’il s’agit bien d’un hydrocarbure, au même titre que le fioul. L’un et l’autre sont de puissants contributeurs à l’effet de serre, et le remède à la pollution est la réduction des consommations. La veilleuse d’une chaudière gaz consomme annuellement 1200 à 1500 kWh. Les machines récentes disposent d’un allumage automatique et font l’économie de cette dépense inutile. L’entretien annuel est un autre facteur de propreté et d’efficacité de combustion, le must étant l’analyse des fumées, car même récents, les appareils de chauffage à combustion sont fréquemment mal réglés et excessivement polluants.

Énergie bois haut rendement Attention à ne pas obstruer les aérations, chaque année en France, environ 300 personnes décèdent par intoxication au monoxyde de carbone. Les circulations d’air sont essentielles au bon fonctionnement des brûleurs et à la vie des utilisateurs.